Votre attention s’il vous plaît !

Ou comment améliorer sa communication en utilisant des annonces de la SNCF. #inspiration #lamijatouch 🙂

J’ai testé pour vous !

La semaine dernière Adil me demande d’animer un atelier dont le résultat souhaité est l’identification d’actions d’amélioration sur la communication existante du support de production. Pour la petite histoire, l’atelier était « distribué » Paris 4 personnes et Bruxelles 1 personne en visio. Challenge relevé !

J’ai animé l’atelier en 3 étapes (je passe les inclusions d’usage)

  1. fonctionnement normal
  2. travaux planifiés (cf. le RER A à l’été 2016 – je sais ce n’est pas la SNCF, mais c’est de la communication, visible, analysable et source d’inspiration)
  3. oups, il y a un incident sur la voie, re-oups, le retard est indéterminé (i.e. le cas le pire qu’on peux imaginer, on a aucune idée du temps de résolution de cet incident)

Pour guider un peu les restitutions (méthodes un peu lourde et peut-être un peu trop guidée pour le coup), j’ai proposé 4 couleurs de post-its pour distinguer d’une part :

  • ce qui me sert dans leur communication
  • ce qui me manque

et dans ces deux catégories

  • ce qui est poussé vers moi : communication en mode push
  • ce que je peux aller chercher : communication en mode pull

Les discussions sont allées bon train et le groupe a imaginé des solutions plus ou moins farfelues mais réalisables à base de porte-voix, de jingle d’annonce, du bandeau d’annonceà la mode iTélé et d’écrans aux 4 coins de la salle de trading pour annoncer les incidents et permettre de diffuser des solutions de contournements … et toute autre informations nécessaires en mode pull. L’email d’information sera lui retravaillé pour limiter le temps passé à l’écrire et mettre bien en évidence les informations clés sans tomber dans le travers du bruit en mode blablabla.

Atelier mené en 60 minutes, j’étais le porte-crayon de la personne à distance tout simplement (au cas où vous vous posiez la question). Avec la visio il avait la possibilité de zoomer sur les post-its affichés au tableau. Tant qu’on n’était pas dans son champ de vision, c’était top !

C’est tellement agréable quand les personnes qui font partie de l’atelier sont là pour obtenir un résultat, qu’elles contribuent activement, qu’elles n’ont pas peur de se contredire l’une l’autre et qu’elles font preuve d’humour et de bienveillance. La distance géorgraphique ne gêne pas quand la complicité des personnes est là.

Belle expérience en ce qui me concerne, j’espère la réitérer bien vite.

Ah, et merci à la SNCF pour les annonces en ligne. Très utiles !

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C’est encore loin grand Schtroumpf ?

Ca vous rappelle votre enfance ou votre dernière journée de travail ?

Je me souviens de l’avoir prononcée plusieurs fois moi cette phrase : « C’est encore loin grand schtroumpf ? ». Et beh oui, à l’époque, évaluer la distance, le temps qui pouvait s’écouler entre deux endroits, ne faisait pas encore partie de mes compétences. Et je ne vous cache pas que des fois, je n’avais aucune idée de où nous allions. Aujourd’hui, ce n’est pas cette compétence qui manque mais la connaissance du « on va où déjà? ». Pourtant pour engager une démarche de transformation, un changement, pour embarquer des nouveaux embauchés, définir la vision, la mission est nécessaire. Sinon on a des problèmes ….

C’est d’ailleurs pour ça que souvent on la retrouve, la vision :

  • Vision, missiondans les démarches qualité depuis la nuit des temps (Lean, TQM, ISO, EFQM, …)
  • dans les démarches de libération d’entreprise : « Une des fonctions du dirigeant est de libérer les gens des fardeaux et de faire qu’ils soient focalisés sur la vision de l’entreprise. Une fois qu’ils sont focalisés, énergiques et enthousiastes, le besoin de contrôle disparaît. » (Isaac Getz 2010)
  • dans les démarches de recherche d’autonomie des salariés :
    le purpose dont parle Daniel Pink (extrait : Motivation Dan Pink)
  • dans les associations et autres promoteurs d’économies collaboratives

Je me souviens d’un bilan de projet qui avait été lourd pour l’entreprise : plus d’une dizaine de millions d’euro, l’un des collaborateurs que j’ai interviewé était très en colère, il disait « ce n’est pas possible un gâchis pareil, on ne vient pas au travail pour toucher un salaire. Vous vous rendez compte de tout ce qu’on aurait pu faire avec cet argent ? ». Il y avait un vrai écart entre le réel et son idéal et cela générait en lui une énorme frustration, voire même de la colère pour ce gaspillage.

Ainsi l’important est surtout le pourquoi. Pourquoi les personnes ont choisi d’intégrer cette société et d’y contribuer, pour servir quelle ambition ? Quel est le rêve partagé ?

Si on prend l’exemple de FAVI, « Rester à Hallencourt est notre rêve partagé« .

Pour les communautés de travail de Marcel Barbu :

« Le but de la Communauté, c’est la libération totale matérielle, intellectuelle, spirituelle et morale du travailleur. » (extrait de l’ouvrage « Communauté de travail : l’expérience révolutionnaire de Marcel Barbu » de Roger du Teil).

Pour en savoir plus sur les communautés de travail, je vous invite à me retrouver à Agile France le 17/05/2016 au Chalet de la porte Jaune.

Lorsque cette vision n’est pas connue, n’est pas partagée, on peut se sentir hors du chemin, hors de soi.

Les 3 Tailleurs de Pierre

La mienne de cathédrale est composée de gens heureux, positifs, efficaces, engagés, de confiance, qui savent faire preuve de savoir-vivre et d’altruisme. Des gens prêts à se donner à fond pour rendre notre monde meilleur pour nos enfants et petits-enfants, avec une éthique donc. J’ai la chance d’en côtoyer déjà aujourd’hui et j’essaie, à ma mesure, de contribuer dans mes actions de tous les jours et lorsque l’occasion se présente à la création du cadre, du système qui permettra cela. Parfois pour contribuer et apporter un changement visible, de petites actions suffisent.

Je me souviens d’un soir où j’accompagnais mon frère sosie de Michael Jackson (T-vain), et si …,  lors d’une de ses représentations. Il partageait la loge avec un groupe de 6 filles danseuses orientales. Oui c’est un travail qui fait rêver :-). Je les voyais se préparer : maquillage, coiffure, ajustement des costumes, … et du fait du nombre restreint de miroirs sur les murs elles étaient obligées de tenir un miroir d’une main et de se préparer avec l’autre. Alors quand on a les cheveux lisses et qu’il faut poser le foulard avec les barrettes et que le foulard est en soie, ou en tout cas qu’il n’a pas l’air de vouloir tenir tout seul, là ça commence à devenir un exploit. Avec seulement 2 mains, on est vite limité… Comme je ne fais pas partie de leur groupe, je les observe pendant quelques minutes, elles galèrent … et puis au bout d’un moment c’est plus fort que moi, sans même le réfléchir, je propose à l’une d’elles (la plus proche de moi) de lui tenir son miroir. Les choses se sont passées très vite, à peine lui avais-je proposé cette aide que j’avais dans la main son miroir, qu’elle orientait mon poignet comme si c’était un rétroviseur pour être totalement à son aise. Et quand elle a eu fini de s’occuper d’elle, elle a tout naturellement proposé son aide à une autre danseuse et ainsi de suite. La chaîne de l’entraide était lancée. Ca s’est fait en un quart de minute et c’était beau à voir. Les blagues fusaient, les rires aussi, l’ambiance de la loge était plus respirable et l’équipe se préparait avec sérénité et oui avec beaucoup plus de chances d’être prêtes à l’heure.

Ca vous parle cette petite action qui permet de lancer la machine ?

Un autre exemple plus théorique mais en image, vous connaissez peut-être déjà cette vidéo. Je l’adore.

Un de mes collègues aujourd’hui me disait « Egoïstement, pour être heureux, il faut aider les autres ». Je trouve ça très bien résumé. Merci JB.

Alors « c’est encore loin grand Schtroumpf ? » Plus très loin maintenant, car la petite action que je fais tous les jours me rapproche doucement mais sûrement de mon rêve.

A vous !

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Challenge : le paradoxe du soi

etre soi en société

Vous avez trouvé l’entreprise/le collectif de vos rêves, celui qui a les mêmes ambitions que vous : changer le monde ! Vous êtes heureux d’avoir trouvé un collectif de personnes qui vous semblent sincère, honnête, qui inspire confiance et qui a envie d’aller dans le même sens que vous. Vous pensez pouvoir y trouver les partenaires de votre aventure humaine. Bravo !

Vous rêvez d’une entreprise libérée/libérante où vous pourriez tester vos idées, échanger et construire avec d’autres le monde de demain 😉 Vous rêvez d’autogestion où personne ne vous dit quoi faire mais où vous pouvez déterminez avec vos collègues qui fait quoi en fonction de ses compétences et de ses appétence. Ca c’est le kiff ultime.

Souvenez-vous de ce que Marcel Mermoz (2ème chef de communauté de Boimondau) disait :

« l’autogestion c’est pas d’la tarte ».

Des gens motivés par la même flamme, qui sont bien élevés et sympa, et bien non ça ne suffit pas.

Aujourd’hui j’ai l’impression que nous n’acceptons pas les gens avec leurs envies, leurs forces, leurs faiblesses, leurs émotions, … Pourquoi la jeune fille devrait-elle porter des baskets pour monter ces escaliers ? Après tout si elle est confortable dans ses talons compensés et qu’elle veut profiter de la montée pour respirer les fleurs et méditer. Pourquoi n’y aurait-il qu’une seule voie/voix ?

Depuis notre plus tendre enfance, on nous demande de nous adapter (à l’école et à son rythme, au cursus scolaire pour trouver le travail qui est bien pour bien gagner sa vie et faire des enfants et leur donner ce dont ils ont besoin et patati et patata). Et si je n’ai pas envie d’avoir d’enfants, et si je ne veux pas apprendre cette matière parce que je sais déjà ce que je veux faire et si au contraire j’ai envie d’apprendre plein de sujets différents qui ne rentrent pas dans les cursus ? Et bien non, depuis le début, on nous modèle dans des moules à faire des gens qui feront ce qu’on leur dira.

AAAhhhhaaaahhh, ce n’est pas possible ça, nous ne sommes pas des machines à travailler pour quelqu’un.

Nous sommes des individus arrivés sur terre pour accomplir leur mission.

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Certains savent tôt ce qu’elle est (Michael Jackson par exemple, le talent et l’envie se sont conjugués au bon moment) pour d’autres, trouver la réponse est plus difficile (je cherche encore… ). Alors en attendant de savoir, on rentre dans un moule, dans un costume pas à notre taille, dans des chaussures qui ne nous ressemblent pas et on finit avec des séjours dans des hôpitaux, des cachets à prendre, des séances de psy, … pour se reconnecter avec soi. Et on se dit, mais qu’est-ce que je fais là ?

Mais le pire c’est qu’on attend des autres qu’ils rentrent dans le moule comme nous nous avons essayé. Nous n’avons pas su trouver notre liberté, nous nous sentons oppressés et résultat nous oppressons les autres ? Non ? Alors pourquoi y a-t-il des évaluations annuelles? J’abhorre ce mot. Qui sommes-nous pour pouvoir évaluer, juger de la performance de quelqu’un?

Pour apprécier quelqu’un, cette personne doit se comporter conformément à des attendus, connaitre des techniques, parler bas, ou parler fort et porter un costume, mettre des talons, être un homme, … ajouter les préjugés que vous voulez ; s’il n’est pas de la bande ou qu’il n’a même pas l’air de faire partie de la bande, pourquoi l’écouter ?

On se retrouve tous les jours à juger des gens (volontairement ou involontairement) : « c’est bien », « c’est moins bien ». J’ai envie de dire, pour toi peut-être avec le faisceau d’informations que tu as, mais peut-être que si on discute et que tu gardes une ouverture d’esprit, nous pourrons échanger et nous comprendre et peut-être pouvoir même construire une meilleure idée ensemble.

La difficulté liée à ce jugement perpétuel c’est que le climat de confiance peine à être établi. Ceux qui aiment être jugés, levez la main ?! Je doute sincèrement que quelqu’un lève la main. Mais alors pour quoi s’obliger à le faire ?

L’effet kiss cool du jugement est redoutable, il bloque l’expression des talents car lorsqu’on est évalué par rapport à un moule, on tente de s’y conformer en oubliant/occultant ce que l’on est ou pourrait développer et améliorer comme compétences/talents. Et pourtant, chacun dispose de talents incroyables. Cette personne qui capte l’attention du public par un regard, cette autre personnes capable de rédiger un discours percutant en 15 minutes, celle-ci capable de faire dire à la personne la plus réservée ce qui la gêne, cette personne pleine d’énergie qui égaye le plateau, celui qui fait des gâteaux, … Pourquoi les empêcher de s’exprimer ?

Et donc après avoir été noté à l’école, on est noté au travail et quand on fait des activités en associations, on se note, on joue, on compte les points. C’est la compétition constante avec l’entourage. La compétition qui détruit, pas celle qui engage à être meilleur puisqu’il n’y a qu’une seule place à la fin, le gagnant. Et on croit toute notre vie qu’il faut être le premier de la classe, celui qui a les meilleures notes, qui a le meilleur bureau, qui a la plus grosse voiture, le plus bel appartement, les enfants qui ont les meilleurs résultats, plus de plus de plus …

Et au travail au lieu de collaborer, on recherche le statut. Et cela est accentué par les objectifs individuels et la répartition de l’enveloppe d’augmentation.

Derrière ce constat se pose pour moi plusieurs questions :

  • Comment sortir de ce schéma mental : lui ou moi => passons au lui ET moi !
  • Comment remplacer cette reconnaissance statutaire  par un autre type de reconnaissance ?
  • Face à l’évolution rapide des technologies, des métiers, les parcours de formation, les schémas de carrière classique n’ont plus de sens ? Comment accompagner les enfants, les adolescents, les salariés dans leur aventure humaine ? Comment ne plus avoir de moule ?
  • A-t-on besoin de reconnaissance ? A quoi sert la reconnaissance ?
  • Comment reconnaitre les efforts, les risques pris et les résultats obtenus ?
  • Le travail réalisé ne suffit pas à être reconnu. Pourquoi ?

Autant de questions sur lesquelles je vais continuer à réfléchir… 🙂 Si vous avez des réponses, je suis preneuse.

Le système qui sera mise en place pour mettre en musique les multiples talents de l’entreprise saura jongler avec ces différentes questions.

Pour y répondre Marcel Barbu a élaboré pour les communautés de travail en plus de la structure et des instances de gouvernance, la notion de valeur humaine. La valeur humaine permet de valoriser les « bons comportements » et de dévaloriser les « mauvais comportements ». Comportements qui sont établis dès le départ par la communauté et auxquels on accepte de se conformer lorsqu’on intègre la communauté.

Le système mis en place dispose de 3 piliers robustes dans la mise en oeuvre :

  1. une règle minimum commune (connue et devant être respectée, les écarts sont connus et ont un impact sur la valeur humaine)
  2. une structure qui permet de mettre à disposition du compagnon tous les moyens nécessaires à son épanouissement (mis à disposition par les compagnons eux-mêmes)
  3. des instances de gouvernance permettant de se remettre en question tout en gardant la souveraineté des décisions dans les mains des compagnons avec des prises de décision à l’unanimité.

Pour Marcel Barbu :

« S’il est vrai que la communauté enlève à l’homme la liberté de faire impunément le mal, elle lui facilite singulièrement l’exercice du bien, et est ainsi pour lui le plus efficace moyen de libération.  » et cela indépendamment des origines, des possessions, des religions et autres caractéristiques de l’homme. Pour Marcel Barbu l’important c’est que les hommes sont et comment ils le manifestent dans le monde aujourd’hui. 

Et pour vous ça se passe comment ?

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Frère Jacques ? Le chant comme outil d’inclusion

Aujourd’hui j’ai testé le chant comme outil de mise en concentration d’un groupe pour un atelier de recherche de solutions.

9 personnes autour de la table. Frère Jacques tous ensemble puis Frère Jacques en canon par groupe de 3. Certains bien sur n’ont pas souhaité jouer le jeu. D’autres l’ont fait en pensant être ridicule.

Et les résultats ? Il y a eu plusieurs résultats :

  • d’abord ça les a détendu. Je leur ai demandé de se lever pour chanter et de se détendre.
  • Ils ont beaucoup ri et ont donc pu relâcher la pression liée au démarrage de la réunion
  • ils étaient concentrés pendant à peu près 45 minutes là où lors des réunions précédentes des discussions annexes démarraient à peu près immédiatement, là elles démrraient plus tard. D’ailleurs, lorsque ces discussions redémarraient, l’un des chanteurs a recommencé à chanter Frère Jacques. Une façon gentille et amusante de remettre le cadre.

Cependant sur la feedback door ils n’ont pas souhaité renouveller l’expérience. 🙂

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J’ai apprécié d’avoir proposé ce jeu puisqu’il a fonctionné, qu’il les a surpris et qu’il a permis de créer une coupure par rapport à leur quotidien et de les concentrer sur l’objectif de l’atelier.

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Bonjour, c’est moi !

Après 17 ans d’expérience professionnelle intense, je me décide enfin à mettre par écrit ce que j’ai appris (enfin je crois). C’est toute la difficulté de l’apprentissage, on croit qu’on a terminé et en fait non, ce n’est qu’une étape de compréhension de plus.

Une fois qu’on a accepté cet état de fait, la vie est belle ! Pleine d’opportunités et de choses à tester. Tout ce que nous faisons nous le faisons pour la première fois. Tout est différent toujours, le contexte, nos interlocuteurs, notre compréhension de la situation.

Certes il y a des patterns, des choses qui se répètent, des cycles mais l’opportunité est là. Testons !

Mon objectif : alimenter ce blog en retours d’expérience.

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